Vedette curseur

Mais qui va aller au théâtre à 17h ?

 Le couvre-feu s'est abattu sur de nombreuses villes françaises, condamnant toute vie extérieure après 21h. La journée, prendre les transports en commun, aller travailler, déjeuner dehors, travailler encore, reprendre les transports, mais passé 21h, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Sans s'étendre sur l'hypocrisie d'un tel dispositif, la question de la culture et du monde du spectacle a très vite été soulevée : y aura-t-il une exception pour le secteur culturel, déjà bien amoché par le confinement, l'annulation et le report de tous les événements depuis mars dernier ? Réponse : non. Qu'importe, on a alors qu'à avancer les représentations dans les théâtres, a proposé notre président. Le spectacle ne commence plus à 20h, 20h30, mais à 17 ou 18h, en semaine. Mais qui peut bien aller au théâtre à 17 ou 18h en semaine ? Qui exclue-t-on une fois de plus des théâtres ? 




Alors bien sûr, tout cela part d'une bonne intention, car le couvre-feu ne saurait couvrir le feu du théâtre. Continuer, continuer malgré tout, continuer à offrir la possibilité à chacun et chacune d'aller au théâtre, car personne ne saurait interdire l'entrée d'un théâtre à un individu, n'est-ce pas ? Mais de fait, ces conditions excluent encore et toujours ceux qui, bien souvent, ne se sentaient déjà pas à leur place au théâtre. J'ai bien conscience que c'est une solution qui permet aussi de tenter de sauver le monde du spectacle, de perpétuer un secteur qui paie le prix cher du confinement, mais le spectacle vivant est-il une industrie ou un service public ? Et dans ce cas-là, qu'est-ce qu'un service public qui n'est pas accessible au plus grand nombre ? 

La Mousson d'été - écrire le théâtre d'aujourd'hui

 Cet été, j'ai eu la chance de participer à l'université d'été de la Mousson 2020. Ce festival permet la rencontre de professionnels et amateurs de théâtre depuis 25 ans autour des questions de l'écriture théâtrale au sens large : on y croise aussi bien des auteur·rices, des metteur·euses en scène, des comédien·nes mais aussi des éditeur·rices. Son université d'été permet à chacun d'aborder ces questions en étant guidé par un·e auteur·rice tout au long d'ateliers qui se déroulent chaque matin avant les lectures et différentes rencontres. Ce festival si particulier a été l'occasion pour moi de reconsidérer mon rapport au texte de théâtre, et de me poser une question qui pourrait sembler un peu bête : que faire du texte de théâtre ? 


Cette série d'articles sera donc consacré au texte de théâtre et aux enjeux qu'il soulève sous toutes ses formes : de l'écriture à l'édition, en passant par la représentation, quelles sont les conditions d'existence du texte ? À qui appartient le texte ? À son auteur·rice, évidemment. Mais quand il est mis en scène ? Et que devient le texte de théâtre en dehors de la scène, puisqu'il est écrit pour elle ? Quel rôle tiennent les éditeur·rices de textes de théâtre ? Et les traducteur·rices ?


L'Abbaye des Prémontrés

La provinciale parvenue

 Il y a un an tout pile, j'arrivais à Paris du fin fond de mes Deux-Sèvres natales, mon gros sac sur le dos et mes valises à bout de bras. C'était probablement le bouleversement le plus profond dans ma petite vie de provinciale, et c'est aussi ce qui m'a motivée à ouvrir ce blog. J'avais envie de m'adresser à celles et ceux qui débarqueront comme moi, pleins de rêves, d'espoirs et d'appréhension, prêts à conquérir un monde dont ils ne savent rien.


Parfois, ce sera douloureux. Parfois, tu auras envie de faire demi-tour. Aller à Montparnasse et monter dans le premier train qui te ramène chez toi. Mais chez toi, c'est où maintenant ? Tu te sentiras perdue, entre ici et ailleurs. Qui tu es, qui tu as envie d'être, toutes ces questions doivent te guider sans t'angoisser. Tu as tout le temps d'y réfléchir. Tu as toute la vie devant toi pour répondre à ces questions.

Pourquoi les captations de spectacles nous ennuient

Le confinement a été l'occasion pour les créateur·rice·s de théâtre de faire preuve d'un débordement d'imagination encore jamais vu pour permettre l'accès à la culture de chez soi. À croire qu'il fallait une pandémie mondiale pour que la question de l'accès au spectacle vivant pour tous soit posée sérieusement. Cependant, malgré tout l'intérêt de ces propositions, les tentatives de lien avec le public à travers des diffusions de captations de pièces ne sauraient suffire (et de nombreux théâtres l'ont compris, qui tentent de maintenir un lien réellement vivant avec leurs spectateur·rice·s), car la captation n'est pas du théâtre.


Que regarder gratuitement pendant le confinement

Pendant ce confinement, je passe beaucoup de temps à regarder le plafond ou le ciel en pensant au sens de la vie, mais parfois je fais aussi des petites pauses avec mon ordinateur et pas uniquement sur Netflix. Après avoir proposé une petite liste de choses à faire pendant ce confinement, je reviens donc avec des applications plus concrètes de ces idées. Internet est une mine d'or, et pendant ce confinement, de nombreuses plateformes en ligne proposent des accès à prix très réduits voire même gratuit à leurs contenus. Vous commencez à me connaitre, évidemment j'ai fait le tour de toutes ces offres, pour en tirer le meilleur et vous proposez une petite sélection. Je vous propose donc ici une petite sélection de plateformes sympas où regarder films et spectacles gratuitement en ce moment !


Madelen, la VOD par INA

photogramme du film Delphine et Carole, insoumuses
Ce nouveau service proposé par l'INA (mais si, vous savez, les archives de la télé !) est offert pendant trois mois, et coûtera ensuite moins de trois euros par mois. Comme c'est sans engagement, on peut s'abonner maintenant, résilier dans trois mois, et profiter du catalogue gratuitement sans rien payer. La plateforme est vraiment sympa  et propose  aussi bien des documentaires,  quelques films, des concerts mais aussi des captations  de spectacle de  la  Comédie Française  notamment ! Sur la plateforme, j'ai notamment adoré la série Fashion! d'Olivier Nicklaus, qui en trois épisodes d'un peu moins d'une heure retrace toute l'histoire de la mode, des années 80 à nos jours. On peut aussi y voir le film Paris, Texas ou le documentaire Delphine et Carole, insoumuses que j'ai vraiment hâte de voir ! À retrouver par ici

Mes films réconfortants

En cette période un peu difficile, je me suis dit que c'était une bonne idée de vous partager mes films doudous, réconfortants, ceux que je regarde quand le moral est au plus bas et qui me remettent toujours d'aplomb. Personnellement j'essaye de me détendre comme je peux et, c'est sûrement égoïste, de ne pas penser à tout ce qu'il se passe en ce moment car c'est véritablement source d'angoisse pour moi. Alors je m'évade en regardant des films, beaucoup (au moins un par jour, mais souvent plus), dont ceux de cette article qui me rendent toujours heureuse.

Les demoiselles de Rochefort, Jacques Demy 

Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans "Les Demoiselles de Rochefort" © Getty / Sunset Boulevard
Et plus largement tous les films de Jacques Demy, qui sont toujours pour moi d'un grand réconfort. Tout y est beau, les couleurs, les chansons, les histoires d'amour. Les films de Jacques Demy sont  synonyme de retour en enfance, et je connais toutes les chansons de Michel Legrand par coeur. Si vous n'avez pas encore vu Les Demoiselles de Rochefort, c'est le moment ou jamais, les chansons vous resteront dans la tête et vous aurez l'esprit occupé pour un bon moment. Et elles mettent de bonne humeur.

Comment s'occuper pendant le confinement ?

Il y a eu d'abord l'annonce de la fermeture des écoles jeudi dernier. Puis, celle de l'interdiction des rassemblements de plus de mille personnes. Puis de cent personnes. Et enfin, la fermeture de tous les commerces non indispensables, signant définitivement le ralentissement de nos mode de vie. Je suis personnellement peu dérangée à l'idée de rester chez moi et de travailler depuis chez moi, car ce mode de travail me convient mieux et me laissera le temps de me consacrer à des activités que j'avais parfois délaissées. Mais je sais à quel point cette perspective est peu réjouissante pour beaucoup, et je me suis donc dit que c'était l'occasion de partager ici quelques idées d'activités pour s'occuper durant les semaines à venir. Le confinement c'est avant tout l'occasion de réapprendre à prendre notre temps, et surtout à le perdre. C'est pouvoir, pour celleux qui ont la chance d'être confiné·e·s à la maison, s'écarter pour un temps des injonctions capitalistes à la productivité pour pouvoir faire ce qu'iels aiment. C'est avoir plus de temps pour soi, chez soi, pour faire ce dont on avait envie mais pas le temps.